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ANALYSES ET DIAGNOSTICS

  • Analyses objectives de vos besoins pour pérenniser ou augmenter la valeur de votre bien.
  • Diagnostics et identification des pathologies propres aux bâtiments, substances dangereuses, désordres constructifs et obsolescences liées à la vétusté.
  • Direction des travaux désamiantage
  • Contrôle et mesure d’air libératoire VDI 3492

La connaissance des composantes d’un bien immobilier est la première étape en vue d’une valorisation optimisée. La présence de matériaux contenant des substances dangereuses (amiante, plomb, PCB) peut avoir un impact non négligeable sur la valeur intrinsèque du bâtiment et le coût des travaux.

De plus, il est indispensable, avant tout projet de rénovation, de prévenir les impacts sur la santé des personnes appelées à être en contact avec ces matériaux.
Enfin, il est recommandé de s’intéresser également à la structure du bâtiment, afin d’éviter les mauvaises surprises et les surcoûts une fois le chantier commencé. Notre expérience peut vraiment faire la différence.

ENGY SOLUTIONS IMMOBILIÈRES est agréé pour l’ensemble de ces procédures par la SUVA et le STEB (Service de Toxicologie de l’Environnement Bâti).

L’ensemble des bâtiments construits avant 1991 doit faire l’objet d’un diagnostic amiante selon la directive fédérale CFST 6503 et PCB avant rénovation ou transformation.

Les dates :

  • 1975 interdiction des PCB dans les joints
  • 1986 interdiction des PCB dans le matériel électrique
  • 1990 interdiction de l’amiante
  • 2005 interdiction du plomb dans les peintures
Tout contrevenant à la loi et à ses règlements est passible d’une amende allant de CHF 200.- à CHF 400’000.-

Connu depuis l’Antiquité, l’amiante n’a réellement commencé à être extrait qu’à la fin du XIXe siècle. Depuis cette date et jusqu’en 1975, son exploitation n’a cessé d’augmenter dans le monde. Pourtant, dès le début du XXsiècle, les preuves de sa nocivité n’ont cessé de s’accumuler. Après des années de tergiversations et l’échec de son utilisation raisonnée, la Suisse l’a interdit en 1990.

L’amiante a été utilisé dans de nombreux matériaux de construction, car il possède des caractéristiques physiques spécifiques : bon isolant, très bonne résistance au feu, aux produits chimiques, aux micro-organismes, et bonne résistance mécanique.

Aujourd’hui, les principales personnes exposées aux fibres d’amiante sont les ouvriers qui interviennent sans précautions sur des matériaux qui en contiennent. Mais ces interventions peuvent contaminer aussi leur entourage.

Lorsqu’il est manipulé, l’amiante produit un très grand nombre de fibres très fines et invisibles. C’est l’inhalation de fibres d’amiante qui est dangereuse pour la santé, car elles se déposent dans les poumons et y restent de manière permanente. Cela peut provoquer, après un délai de 10 à 40 ans, un cancer des poumons.

L’amiante serait responsable en Suisse d’environ 200 morts par année. 5’000 personnes font également l’objet d’un suivi médical suite à une exposition professionnelle à l’amiante (chiffres SUVA).

Les polychlorobiphényles (PCB), aussi connus sous les noms de Clophen, Elaol, Aroclor, etc., sont des huiles qui ont été beaucoup utilisées dans les installations électriques comme isolants, ainsi que comme plastifiants dans les joints de dilatation et dans certaines peintures.

On trouve les PCB dans le monde entier. Ce sont des polluants organiques persistants, interdits par la Convention de Stockholm.

En Suisse, l’utilisation des PCB a été́ limitée en 1972 aux systèmes fermés (transformateurs, etc.), puis totalement interdite en 1986, mais il est encore fréquent d’en trouver aujourd’hui dans de vieilles installations électriques, dans des joints de dilatation ainsi que dans certaines peintures. A Genève, 70% des bâtiments construits entre 1955 et 1975 contiennent des PCB.

Les PCB sont absorbés par les poumons, le système gastro-intestinal et la peau. Ils se répartissent ensuite dans le corps et s’accumulent en particulier dans les tissus graisseux.

Le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) rapporte que, même à faibles doses, les PCB provoquent des lésions au foie, des perturbations des hormones thyroïdiennes, des effets sur le développement et la reproduction, ainsi que des cancers (source: Lignes directrices pour l’identification des PCB et du matériel contenant des PCB, PNUE août 1999).

Les matériaux contenant des PCB libèrent des particules dans l’environnement par le biais de l’eau et de l’air. C’est une substance qui ne se dégrade que peu et qui s’enrichit dans les tissus graisseux, tant de l’homme que de l’animal, au fil de la chaîne alimentaire.

Des analyses effectuées dès les années 2000 ont mis en évidence la présence de PCB dans les eaux du Léman ainsi que dans la chair de certaines espèces de poissons. Une étude de l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) précise qu’en moyenne, la population suisse absorbe quotidiennement 3-4 μg de PCB par jour et par personne (source OFEV).

Les masses d’étanchéité qui contiennent plus de 50 mg/kg de PCB doivent être retirées soigneusement sans générer de poussières et sans échauffement des joints. En général, les masses d’étanchéité contenant des PCB sont retirées à l’aide d’un cutter. Le retrait doit se faire de manière minutieuse afin de laisser un minimum de PCB sur les matériaux qui ne seront pas enlevés. La personne ou l’ouvrier qui se charge de cette opération doit s’équiper des protections adéquates (gants et masque). Des informations détaillées sont disponibles dans la Recommandation PCB dans les masses d’étanchéité de KBOB, 4/2004. ou sur www.bbl.admin.ch/kbob.

Le plomb se trouve dans les peintures mais il a également été utilisé dans les éléments de construction des canalisations ainsi que dans les couvertures de toitures.

Les peintures au plomb n’ont été interdites en Suisse qu’en 2005; par conséquent de nombreux bâtiments genevois en contiennent encore.

Le plomb est dangereux lorsqu’il est absorbé ou que ses poussières sont inhalées. Le plomb se fixe en particulier dans les os. Il peut être libéré au cours de la grossesse ou de l’allaitement, et entraîner des risques pour le bébé.

C’est pour les enfants que les effets du plomb sont les plus dangereux : en portant régulièrement des objets à la bouche, ils sont susceptibles d’ingérer des écailles de peinture ou des poussières contaminées. De plus, leur capacité d’absorption est plus élevée. Le plomb peut entraîner chez les enfants des conséquences graves et permanentes, comme des problèmes de développement intellectuel, des pertes de mémoire ou un ralentissement de la croissance.

Poncer sans précautions des peintures contenant du plomb engendre une intoxication que l’organisme mettra longtemps à éliminer. En cas d’intoxication sévère, des traitements médicaux lourds sont prescrits afin d’accélérer l’élimination du plomb absorbé par l’organisme.

Une contamination de l’environnement par le plomb est un phénomène qui peut se produire localement, lors de travaux de ponçage extérieurs. Il existe un fort risque de contamination du sol dans de telles situations.